Une semaine presque type de programmation pré-cannoise. Une grosse machine américaine, deux dessins animés (dont un même pas en v.o.), deux films français qui - en regardant leurs affiches - semblent avoir de la suite dans les idées, un troisième film français qui ne semble pas avoir d'idées du tout...et une coproduction autricho-luxembourgeoise (si le mot existe) qui prolonge un nuit pendant mille heures. Pas vraiment d'amour très fou dans tout cela! Ni véritable film de la semaine, d'ailleurs... Jean-Pierre THILGES
GHOST IN THE SHELL
Aventures fantastiques, film d'action
Réalisateur: Rupert SANDERS
Avec Scarlett JOHANSSON, Pilou ASBAEK, Michael PITT, Juliette BINOCHE, Takeshi KITANO
Scénaristes: Jamie Moss, Jonathan Hermann
d'après le manga de Masamune Shirow
Directeur/Photo: Jess Hall
Musique: Clint Mansell
USA 2017, 107 minutes
Dans un futur proche, le Major, sauvée d’un terrible accident, est une femme cyborg ultra-perfectionnée qui lutte contre les plus dangereux criminels. Meilleur élément de la Section 9, cyberpolice musclée qui traque les pirates informatiques, elle doit faire face à une menace d’un nouveau genre qui parvient étrangement à contrôler les esprits. Mais, alors qu’elle se lance à la poursuite de ce redoutable hacker, le Major apprend qu’on lui a menti depuis le début : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Elle se met alors en tête de trouver les responsables de sa condition et de les empêcher de recommencer avec d’autres...(Résumé: Télérama)
Remake américain (avec acteurs en chair et en os) du film d'animation japonais classique, réalisé par Mamoru Oshii en 1995, d'après le manga de Masamune Shirow. L'annonce que Scarlett Johansson allait interpréter le rôle du "Major" avait fait créé une vive polémique dans les médias sociaux, mais le réalisateur du film original est venu à sa rescousse et a avalisé le choix des producteurs. Si vous vous demandez qui est le réalisateur (anglais) Rupert Sanders, sachez que c'est lui qui avait "concocté" le pas très emballant "Snow White and the Huntsman" en 2012. Basé sur ce que l'on peut voir dans la bande-annonce, le film s'annonce au moins visuellement intéressant.
THE BOSS BABY
Titre français: Baby Boss
Animation numérique
Réalisateur: Tom McGRATH
Avec les voix (v.o.) de Alec BALDWIN, Steve BUSCEMI, Jimmy KIMMEL, Lisa KUDROW, Tobey MAGUIRE
Scénariste: Michael McCullers
d'après le conte pour enfants de Maria Frazee
Musique: Hans Zimmer, Steve Mazzaro
USA 2017, 97 minutes
Tim Templeton, un garçon de 7 ans très imaginatif, mène une vie très heureuse avec ses parents. Mais l’arrivée soudaine d’un petit frère chamboule complètement son quotidien. D’autant que ce bébé n’est pas comme les autres : il porte un costume, adore les sushi, ne se sépare jamais de sa mallette et surtout parle comme un adulte. Alors qu’il tente de reconquérir l’affection de ses parents, Tim découvre que son petit frère est le chef d’une organisation secrète dont la mission est de rétablir l’équilibre de l’amour dans le monde. Afin de contrecarrer les plans terribles de la société ToutouCo., les deux frères décident de s’unir...(Résumé: Télérama)
Dans la version originale, le Bébé Boss parle avec la voix d'Alec Baldwin, l'acteur américain qui - tout récemment - s'est attiré les foudres du "Président" Trump dont Baldwinse fout régulièrement dansl 'émission "Saturday Night Live". Comme Variety le précide ci-dessous, THE BOSS BABY lorgne un peu trop vers le "sérieux" de Pixar, ce qui - chez Dreamworks - laisse prévoir un film très bavard plutôt que visuel.
Alec Baldwin is cutthroat perfection as the voice of a tyrannical executive infant, but this animated lark is stuck halfway between goofy low concept and Pixarish pretension. It’s a routine feeling to want a movie to be smarter. Every so often, though, you may want a movie to be a little dumber — to be true to what it actually is. “The Boss Baby,” the jokey new 3D animated lark from DreamWorks Animation (it’s being distributed by 20th Century Fox), is a visually brisk, occasionally clever low-concept comedy that’s also trying, half-heartedly, to be some sort of Pixarish masterpiece. You may wind up wishing that it had been one or the other. (Owen Gleiberman/Variety)
DIE NACHT DER 1000 STUNDEN **
Dramatische Komödie
Regisseur: Virgil WIDRICH
Mit Laurence RUPP, Amira CASAR, Barbara Petritsch, Elisabeth RATH, Luc FEIT, Josiane PEIFFER, Claire JOHNSTON, Udo SAMEL
Drehbuch: Virgil Widrich
Kamera: Christian Berger
Musik: Siegfried Friedrich
Österreich/Luxemburg/Niederlande 2016, 92 Minuten
Busan International Film Festival, Südkorea - Oktober 2016
Warschau International Film Festival, Polen - Oktober 2016
Chicago International Film Festival, USA - Oktober 2016
Max Ophüls Preis Saarbrücken / Eröffnungsfilm, Deutschland - Januar 2017
International Film Festival Rotterdam, Niederlande - Januar 2017
Internationales Filmwochenende Würzburg, Deutschland - Januar 2017
Fantasporto - Oporto International Filmfestival, Portugal - Februar 2017
Luxembourg City Film Festival, Luxembourg - März 2017
LET'S CEE Film Festival Wien, Österreich - März 2017
Diagonale - Festival des Films, Österreich - März/April 2017
Eine Familie, eine Nacht, ein Mord und eine verbotene Leidenschaft: Als die Familie Ullich zusammentrifft und ihre verstorbenen Vorfahren erscheinen, überschlagen sich die Ereignisse in ihrem Wiener Palais. Während der junge Philip (Laurence Rupp) mit seinem Cousin um die Kontrolle über das Familienunternehmen kämpft, enthüllen die verstorbenen Vorfahren, wie die Ullichs gelebt und geliebt haben...(Zusammenfassung: Amour Fou)
Die Dreh- und Postproduktionsarbeiten zu "Die Nacht der 1000 Stunden" zogen sich über längere Zeit hin, was sich auch am Endprodukt ablesene lässt. An und für sich ist die Story der verstorbenen Vorfahren, die sich ins Geschehen einmischen, ja attrraktiv, doch irgendwie scheinen Spontaneität und Humor unterwegs verloren gegangen zu sein. Die attraktiven Schauspieler, die schöne Fotografie und das clevere Szenenbild von Christina Schaffer machen den etwas spröden Film trotzdem interessant. Zwei Sterne.
SAGE FEMME
Comédie dramatique
Réalisateur: Martin PROVOST
Avec Catherine FROT, Catherine DENEUVE, Olivier GOURMET, Mylène DEMONGEOT, Audrey DANA
Scénario: Martin Provost
Directeur/Photo: Yves Cape
Musique: Grégoire Hetzel
France/Belgique 2017, 117 minutes
Béatrice, une femme exubérante et libre d'esprit, appelle Claire, la fille de l'un de ses anciens amants. Claire, son exact opposé en terme de caractère, en veut à cette personne qui a fait beaucoup de mal à son père, décédé peu après qu'elle l'a quitté. Sage-femme appréciée et très impliquée dans la maternité où elle travaille, Claire se demande ce que veut Béatrice, qui n'a pas donné signe de vie depuis trente ans. Bizarrement, elle ne cherche pas à fuir celle qui ne cesse de faire des commentaires désobligeants sur ses choix vestimentaires. En fait, Claire voudrait des réponses à ses questions...(Résumé: Télérama)
Belle surprise : la simplicité... Dès le générique, on la savoure : écrits en grand, les prénoms mettent en retrait les noms. Voici Catherine et Catherine dans un film de Martin. Un film guidé, de bout en bout, par le désir d'être tout simplement dans la vie. (...) Martin Provost raconte bien plus qu'une réconciliation dans la tendresse. A travers Claire et Béatrice, il dit l'importance d'être au rendez-vous de notre propre bonheur : savoir ce qui nous soutient, qui on aime et qui nous aime, et en être reconnaissant. Cette leçon de vie fait vibrer une émotion profonde. (Télérama)
TELLE MÈRE, TELLE FILLE
Comédie
Réalisatrice: Noéemie SAGLIO
Avec Juliette BINOCHE; Camille COTTIN, Lambert WILSON, Catherine JACOB, Jean-Luc BIDEAU
Scénaristes: Noémie Saglio, Agathe Pastorino
Directeur/Photo: Pierre Aïm
Musique: Matthieu Chedid
France 2017, 94 minutes
Inséparables, Avril et sa mère Mado ne peuvent pourtant pas être plus différentes. Avril, 30 ans, est mariée, salariée et organisée à l'inverse de sa mère, éternelle ado insouciante et délurée qui vit aux crochets de sa fille depuis son divorce. Mais quand les deux femmes se retrouvent enceintes en même temps et sous le même toit, le clash est inévitable. Parce que si Mado, en pleine crise de jeunisme, n'est pas prête à être grand-mère, Avril, quant à elle, a bien du mal à imaginer sa mère... mère! (Résumé: Gaumont Distribution)
Si on juxtapose les affiches des deux films français de lasemaine, on pourrait dire que les héroïnes du deuxième ont un besoin pressant de l'héroïne (un peu moins olé-olé) du premier. Juliette Binoche (qui joue aussi dans "Ghost in the Shell", voir plus haut) est ici en mode comédie, ce qui est plutôt sympathique pour une (grande) actrice connue avant tout pour ses rôles dramatiques.
C'est dans un hebdo féminin que Noémie Saglio a trouvé l'idée de scénario du film. Une lectrice y racontait que sa mère lui avait fait l’affront de tomber enceinte en même temps qu’elle... La cinéaste et la scénariste Agathe Pastorino ont alors fait des recherches et ont remarqué que ces cas de mères et filles enceintes en même temps étaient assez répandus, surtout en Grande-Bretagne, dans les milieux populaires. (Extrait du dossier de presse)
GANGSTERDAM
Comédie, film d'action
Réalisateur: Romain LEVY
Avec Kev ADAMS, Manon AZEM, Côme LEVIN
Scénaristes: Romain Levy, Mathieu Oullion, Rémy Four, Julien War
Directeur/Photo: Leo Hinstin
France/Pays Bas 2017, 100 minutes
Ruben, Durex et Nora sont tous les trois étudiants en dernière année de fac. Par manque de confiance en lui, Ruben a déjà raté une fois ses examens. Même problème avec Nora, à qui il n'ose avouer ses sentiments. Et ce n'est pas Durex son ami d’enfance, le type le plus gênant au monde, qui va l’aider…Lorsqu’il découvre que Nora est aussi dealeuse et qu’elle part pour Amsterdam afin de ramener un tout nouveau type de drogue, Ruben prend son courage à deux mains et décide de l’accompagner. Ce voyage à Amsterdam, c’est le cadre idéal pour séduire enfin Nora, dommage pour lui que Durex s’incruste dans l’aventure. Alors que tous les trois découvrent la capitale la plus dingue d’Europe, leur vie va franchement se compliquer quand ils vont réaliser que la drogue qu’ils viennent de récupérer appartient aux plus grands criminels d’Amsterdam…Très vite Ruben, Durex et Nora vont comprendre que pour retrouver leur vie d’avant, ils vont devoir cesser d’être des blaireaux, pour devenir de vrais héros...(Résumé: Studio Canal France)
Il y a cinéma français et cinéma français. Si vous avez toujours envie de voir le film après avoir visionné la bande-annonce, be our guest.
LES SCHTROUMPFS ET LE VILLAGE PERDU
Titre original: Smurfs: The Lost Village
Animation numérique
Réalisatrice: Kelly ASBURY
Avec les voix françaises de Laëtitia MILOT, Gérard HERNANDEZ, Arié ELMALEH
Scénaristes: Stacey Harman, Pamela Ribon
d'après les bédés de Peyo
Musique: Christopher Lennertz
USA 2017, 90 minutes
La Schtroumpfette, le Schtroumpf costaud, le Schtroumpf à lunettes et le Schtroumpf maladroit ont filé en douce pour suivre une carte vers un mystérieux village. Mais le chemin qui y mène regorge d'embuches, de créatures magiques et de souterrains labyrinthiques. Il leur faudra par ailleurs redoubler de prudence puisque Gargamel n'est pas loin et compte bien les arrêter...(Résumé: Sony France)
Tout comme pour le premier film, les têtes pensantes chez Sony ont décidé de sortir "Smurfs: The Lost Village" uniquement en versions française et allemande chez nous, vous n'entendrez donc pas les voix originales de Julia Roberts, Demi Lovato, Mandy Patinkin ou Michelle Rodriguez, les adeptes de la v.o feront une croix sur le film et les gosses anglophones (i ly en a quelques uns au Luxembourg) iront voir ailleurs. Tant pis pour eux!
Et en avant-première...
Commentaires