Les Oscars sont distribués, LA LA LAND n'a pas tout gagné, MOONLIGHT a été couronné et les réviseurs d'entreprise Price, Waterhouse, Coopers se sont ridiculisés devant le monde entier. Passons...Après deux mois d'une programmation excellente dans nos cinémas, les choses se tassent un peu cette semaine. LOGAN de James Mangold, où Hugh Jackman tente de réinventer le personnage de Wolverine (oui, celui des X-Men) dans un film dont la bande-annonce m'a plutôt fait saliver. N'ayant jamais été fan du premier film, je dois avouer que TRAINSPOTTING 2 de Danny Boyle me fait ni chaud ni froid. Troisième nouveauté de la semaine, 2oTH CENTURY WOMEN de Mike Mills pourrait attirer le public féminin, tandis que la bande-annonce lu petit dernier du quatuor, le très italien L'ORA LEGALE me fait froid dans le dos. Faut-il désespérer pour autant? Mais non, puisque dès jeudi, le LuxFilmFest vous présentera sa meilleure édition à ce jour! Jean-Pierre THILGES
LOGAN
Film d'action, aventures fantastiques
Réalisateur: James MANGOLD
Avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Boyd Holbrook, Richard E. Grant, Dafne Keen
Scénaristes: James Mangold, Michael Green, Scott Frank
Directeur/Photo. John Mathieson
Musique: Marco Beltrami
USA 2017, 138 minutes
Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière mexicaine. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et pour rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui...(Résumé: 20th Century Fox France)
Cesera sans doute la dernière fois que Hugh Jackman endossera la fourrure de Wolverine, le super-héros le plus irascible de l'équipe des X-Men. James Mangold étant un cinéaste qu ia fait ses preuves dans le passé (il a notamment dirigé Sylvester Stallone dans l'excellent Copland), je ne me fais pas trop de soucis quant à l'attractivité du film. Cela dit, fallait-il vraiment faire 138 minutes de durée de projection? Qu'est-ce qu'ils ont tous à vouloir nous assommer avec leurs trucs interminables?
T2 TRAINSPOTTING 2
Comédie dramatique
Réalisateur: Danny BOYLE
Avec Ewan McGregor, Jonny Lee Miller, Ewen Bremner, Robert Carlyle, Kelly McDonald
Scénariste: John Hodge
d'après des romans "Trainspotting" et "Porno" de Irvine Welsh
Diorecteur/Photo: Anthony Dod Mantle
Musique: Rick Smith
GB 2017, 117 minutes
Mark Renton semble en avoir fini avec la drogue. Il a un travail sûr à Amsterdam qui lui assure un train de vie confortable. Il revient à Edimbourg, sa ville natale qu'il ne reconnaît plus. Il avait besoin de ce retour aux sources afin de se confronter à ses démons et à ses amis, Sick Boy, Spud et Begbie, qu'il avait trahis lors d'un deal de drogue vingt ans plus tôt. Il retrouve Sick Boy, qui a remplacé l'héroïne par la cocaïne et qui dirige une très lucrative agence d'escort girls. Avec son associée Veronika, il fait chanter ses clients. Spud, lui, a dû mal à avoir une vie normale tant il a abusé des drogues. Begbie vient de sortir de prison et il est bien décidé à se venger...(Résumé: Télérama)
Sorti en 1996 (donc il y a un peu plus de 20 ans), le premier TRAINSPOTTING s'est rapidement mué en un véritable phénomène pour le quel le terme "film-culte" n'est certainement pas exagéré. Donc, ici, 20 ans plus tard, on reprend les mêmes pour voir où il en sont dans leurs vie et où en est le monde "sous-terrain" et glauque d'Edinburgh. Vous connaissez ma position sur les remakes...et comme je n'étais déjà pas particulièrement chaud pour le premier, je dois dire que je ne sautille pas d'impatience.Et le critique de Variety ne semble pas convaincu davantage...
Danny Boyle and Ewan McGregor reunite for another descent into Edinburgh's unpretty underworld — but the heroin chic has long worn off. How do you make a sequel to a film that defined a generation, a whole generation later? Do you define that generation anew, through thicker bifocal lenses, or do you pass the baton to a younger one? Both are valid approaches. Neither is quite the one taken by “T2 Trainspotting,” a shinily distracting but disappointingly unambitious follow-up to 1996’s feverish youthquake of a junkie study, which reunites its quartet of older, none-the-wiser Edinburgh wretches to say simply this: Middle-aged masculinity is a drag, whether you’re on smack or off it. As a fan-service exercise, Danny Boyle’s itchy, antic caper just about passes muster, reassembling “Trainspotting’s” core ensemble, soundtrack cues, and even its seasick camera moves for two hours of scuzzy nostalgia. Yet it largely passes up the opportunity to update the original’s caustic social snapshot of contemporary Britain — a region itself currently preoccupied with the rearview mirror, though the irony isn’t necessarily noted. (Guy Lodge/Variety)
20TH CENTURY WOMEN
Comédie dramatique
Réalisateur: Mike MILLS
Avec Annette Bening, Greta Gerwig, Elle Fanning, Billy Crudup
Scénariste: Mike Mills
Directeur/Photo: Sean Porter
Musique: Roger Neill
USA 2016, 118 minutes
À Santa Barbara, pendant l'été 1979, Dorothea Fields dirige une pension rénovée avec l'aide de William, un client. Elle élève seule son fils Jamie, un adolescent. Elle a beau épouser les idées libertaires de l'époque, elle a de plus en plus de mal à le comprendre. Jamie lui reproche l'absence d'homme à la maison. Quand il se blesse après une figure en skate, elle demande l'aide de deux de ses locataires, Greta, une photographe un peu punk, et Julie, une jeune fille qui cajole platoniquement et recueille les secrets de Jamie...(Résumé: Télérama)
Le talentueux réalisateur de Thumbsucker et du sublime Beginners (avec Christopher Plummer) récidive (en moins bien quand-même) avec un film porté par un ensemble d'acteurs triés sur le tas, parmi lesquels Annette Being tire son épingle du jeu. La critique n'était pas particulièrement chaude en Amérique, mais je dois dire que le fait d'avoir Annette Benning, Elle Fanning et Greta Gerwig sur le même générique m'intrigue beaucoup.
Annette Bening shines in a drama set in 1979 from the director of 'Beginners,' but despite many good scenes the movie is aimless. The last time the writer-director Mike Mills (“Thumbsucker”) made a drama about one of his parents, the result was a screwball triumph. In “Beginners” (2010), he told the story of his father (played by a deliriously unbound Christopher Plummer), who came out as gay at 75, the very same week he was diagnosed with cancer (you can’t make this stuff up), which didn’t keep him from living out 40 years’ worth of repressed desire, all to the awestruck agitation of his son (Ewan McGregor). “Beginners” was about several different kinds of liberation, and it was a minor marvel of whiplash wit and empathy. So the bar is set high for “20th Century Women,” Mills’ first feature since then, in which he now tells the story of his mother, played by Annette Bening, who at 58 looks perky and wise, and every bit her age, and glorious. (Owen Gleiberman/Variety)
L'ORA LEGALE
Comédie
Réalisateurs: Salvatore FICARRA, Valentino PICCONE
Avec...les mêmes
Italie 2017, 92 minutes
In un paese della Sicilia, Pietrammare, puntuale come l'ora legale, arriva il momento delle elezioni per la scelta del nuovo sindaco. Da anni imperversa sul paese Gaetano Patanè, lo storico sindaco del piccolo centro siciliano. Un sindaco maneggione e pronto ad usare tutte le armi della politica per creare consenso attorno a sé. A lui si oppone Pierpaolo Natoli, un professore cinquantenne, sceso nell'agone politico per la prima volta, sostenuto da una lista civica e da uno sparuto gruppo di attivisti per offrire alla figlia diciottenne, Betti, un'alternativa in occasione del suo primo voto.
Mais où vont-ils chercher ces films?
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